mercredi 7 janvier 2015

Conseils pour ne pas se piquer en tatouant




Prendre une résolution ce n’est pas forcément dire qu’on cherche à supprimer une tare, ça peut simplement traduire l’envie d’améliorer une situation. Et en ce début d’année, j’ai envie de partager l’une d’entre elles…

Effectivement, je ne connais pas encore un seul tatoueur qui ne se soit jamais piqué accidentellement (même les plus grands). Un “clip-corde” qui traîne, un démontage maladroit, une machine cachée sous un Sopalin ou tournée vers l’extérieur et pourquoi pas un faux mouvement... Je vais donc essayer ici d’établir/rappeler quelques règles simples
pour limiter ces erreurs.

En découpant étape par étape, il n’y a que 5 moments où l’on risque de se piquer (attention je ne parle pas d’hygiène ici car c’est un point bien plus complet qui mérite un article beaucoup plus lourd) :

- Montage >>  Au déballage des aiguilles, il convient de ne pas les quitter des yeux tant qu’elles ne sont pas montées en machine. Lors du montage, les pointes des aiguilles doivent toujours être dirigées vers le bas et vers l’extérieur. Inutile de brancher sa machine avant de s’asseoir pour tatouer. Gare au “clip-corde” qui se prend dans les jambes ou dans les pieds de la chaise. Pensez votre plan de travail méthodiquement pour avoir vos machines à vue lorsque vous prendrez de l’encre, de la vaseline, du Sopalin ou une autre machine en tatouant.

- Tatouage >> Cette partie est la plus difficile à réglementer car le tatouage c’est comme le dessin. Il y a autant de styles qu’il y a de façons de tenir sa machine, d’angles de travail ou de vitesses d’exécution. J’en passe... Sur ce point, je conseille de travailler sur des appuis fixes et stables, et de ne pas hésiter à renouveler gants et Sopalin si ces derniers vous font glisser. Vous pouvez doubler ou tripler le nombre de gants de la main qui ne tient pas la machine puisque c’est la plus vulnérable.

- Pauses et interruptions >> C’est à ces moments-là que l’on se pique le plus souvent car c’est une situation que l’on ne prévoit pas. Il faut donc acquérir des automatismes. Peu importe la nature de l'interruption : poser la machine dans le bon sens (toujours visible sur le plan de travail) et déconnecter le “clip-corde” systématiquement pour ne pas l’entraîner (vous ou votre client). Quelqu’un vous parle et la discussion vous empêche de bien réfléchir : posez votre machine ou reportez votre discussion à plus tard.

- Fin du tatouage >> Comme pour une interruption ou une pause, il faut se déconnecter pour ne pas risquer d’entraîner la machine. De plus, elle doit rester visible sur le plan de travail.

- Démontage >> Lors du déplacement - s’il y en a un - veillez à ce que les aiguilles pointent vers le bas (pensez également votre zone de travail pour réduire ou au moins limiter vos déplacements). Démontez vos machines une par une au dessus du bac de décontamination.


Peu importent les qualités d’un tatoueur, il suffit d’une fois pour que cela ne serve plus à rien.

Points forts :

* S’accorder pour toujours poser la (les) machine(s) dans le même sens avec une vue dégagée sur les aiguilles, orientées vers l’extérieur selon sa prise habituelle.

* Une machine posée, doit être débranchée et les aiguilles ne doivent jamais sortir du plan de travail.

* Organiser son espace !




Si vous trouvez cet article utile et que vous pouvez l’enrichir ou même le simplifier, n’hésitez pas à intervenir ci-dessous.

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