mercredi 20 juillet 2016

Can I be your Dad? Laboratoire tatouage à New-York

ENGLISH SUBTITLES ON THE VIDEO.

Je m’appelle Olivier Poinsignon, je suis un dessinateur-tatoueur Français. Mais je suis aussi un vieil enfant devenu jeune papa. Et c’est en faisant le mélange de tout ça que je viens “créer” quelque chose de nouveau à New-York:


“Parlons simplement de votre projet et laissez moi prendre votre main pour faire NOTRE prochain tatouage.”


Habituellement je puise la force du projet tatouage dans les détails uniques de l’histoire racontée par le futur tatoué. Cependant il m’est impossible de le faire en anglais avec la même puissance que dans ma langue maternelle.
C’est pour cela que je veux simplifier la communication orale et la renforcer par un act physique qui sera unique et directement impacté par votre physique, votre caractère, votre confiance et ma capacité à dessiner avec tout ça au bout de ma main.

Le tatoué est ma première influence, et c’est à travers lui qu’apparaîtra mon prochain projet à New York.


Merci à Tattrx et White Rabbit Tattoo qui m'aident beaucoup sur ce projet.

mercredi 8 juin 2016

Laboratoire sensoriel au Brésil (UK-PORT)

Tattoo Experience reported to March 2017!

Tattoo Experience reported to January 2017!

(FR)Comment prendre rendez-vous pour participer à ce labo:
- Ecrivez moi à contact@olivierpoinsignon.fr
- Envoyez moi une photo de vous (portrait ou plein pied), 
je ne veux rien savoir de plus tant que je ne vous ai pas tatoué.
- Envoyez moi une photo de la zone donnée pour le tatouage, soyez généreux.
- Prévenez moi si vous avez des allergies ou des spécificités médicales.
- Prix unique pour la journée 600 EUR-2385 BRL-680 USD.
- Proposez-moi 3 dates de disponibilités entre le 26th juillet et le 06th août.

- Vous recevrez un mail unique de confirmation et il ne vous restera plus 
qu'à donner vos coordonnées et votre acompte auprès de l' Estudio Teix.

(UK)How to book an appointment to participate in this lab:
- write to contact@olivierpoinsignon.fr
- send a photo of you (portrait or full), I want to know nothing more until I tattoo to you..
- send  a photo of the part of the body given for the tattoo, be generous.
- warn me if you have allergies or medical specificities.
- single  price for day 600 EUR-2385 BRL-680 USD.
-Purpose 3 availability dates between the26 in July and the 06 in August.

- you will receive a unique e-mail of confirmation, and last step is to give your address, phone 
number, coordinates and your deposit to Estudio Teix.

(PORT)Como você pode se inscrever para participar deste experimento:
- Escreva-me a contact@olivierpoisingnon.fr
- Envie-me uma foto sua (retrato ou corpo todo), eu não quero mais nenhuma informação até eu tatuar você. 
- Envie-me uma foto da zona a ser tatuada, seja generoso(a).
- Previna-me se você tem alguma alergia ou especificidade médica.
- Preço único para o dia: 600 euros / 2385 reais / 680 dólares. 
- Proponha-me 3 datas disponíveis entre 26 de julho e 06 de agosto. 

- Você recebera um email único de confirmação e você não precisa 

fazer mais nada além de dar suas informações pessoais 
e seu depósito de sinal para o Estúdio Teix.





Merci beaucoup à Marco et Matheus de me donner les moyens de réaliser ce projet.






dimanche 5 juin 2016

AGENDA FERME! Je fête mon 100eme billet blogger en vidéo!

Je ferme mon agenda jusqu'en 2017, pour revenir avec des propositions et des concepts qui nous enrichirons (objectivité relative je sais). Je garde cependant une activité sur la toile (avec une préférence pour snapchat).
Si toutefois vous avez un projet-concept qui  doit être réalisé à une date précise à cause "de l'alignement des étoiles" ou autre, prenez la liberté de m'écrire: contact@olivierpoinsignon.fr 



samedi 2 avril 2016

tatouage et écriture partie 2

Si la première partie de l’article “tatouage et écriture” colle avec la pensée et le travail de nombreux confrères, cette seconde partie, elle, met en lumière les aspects les plus singuliers de ma recherche passée et actuelle.


En prenant du recul, je me rends compte que malgré les influences (détectables ou non) chaque évolution-enrichissement de style est toujours né d’un questionnement.
Mes interrogations physiques ou psychologiques se rapportent presque systématiquement à l’efficacité de la retranscription des intentions. Et je rajoute même que j’adapte progressivement la lisibilité de mes propos à ma (mes) cible(s).


Plus simplement, un style est créé pour répondre à une ”problématique”. Celui-ci devient un accent, un argument, voir même un exemple qui marque les esprits selon sa pertinence, son culot, sa créativité, son impact, sa subtilité, son positionnement (je me retiens de faire un listing plus exhaustif car on me reprocherait un caractère trop factuel). Cependant, il y a une technique que je tiens à mettre en garde ; c’est la fréquence d’utilisation voir plus : la répétition. Je pense que son efficacité est aussi bénéfique que vicieuse tant elle est facile pour se faire un nom (ce n’est pas ce que je cherche ici). Et si je blesse certaines personnes en écrivant cela, rassurez vous il y a “ le pansement des héros”.


Pour rentrer dans le vif du sujet, c’est ma troisième grande réponse graphique : je vous parle de la façon dont j’ai trouvé, et nommé, ma “main cassée”. Ce faire valoir existe déjà sous d’autres formes dans les productions de différents artistes et plasticiens (chez les expressionnistes abstraits en tout premier lieu) mais les nuances qui nous différencient ne sont pas seulement physiques. Mes motivations, mes intentions et l’état d’esprit que je m’inflige pour avoir ce trait puisent certes dans la comparaison et la création d’un antonyme graphique à mes lignes droites (#rigidification) mais surtout dans la quête de valorisation de la marque, aussi maladroite soit elle.

 



Supposez que votre ami vienne de subir un accident, qu’il ne lui reste que quelques minutes à vivre, seul, et qu’il décide alors de vous laisser quelques lignes malgré les douleurs, le handicap physique et une instabilité certaine… Ses mots sortiront avec peine et force, la moindre rature, le moindre sursaut ou tremblement deviendra un indice douloureux sans zèle. Un spasme ou un aller-retour pénible traduira ce qui a été subi pour aller au bout de son message. Si graphiquement on perd en lisibilité, sensoriellement les intentions deviennent plus palpables et les maladresses acceptables.





Pour ma quatrième réponse, celle-ci s’est imposée sans que je la questionne. Il m’arrive souvent de gribouiller avec l’énergie évoquée et comme je vous l’ai écrit dans la partie 1, il est facile de gribouiller pour faire croire à un mot et capter l’attention. C’est en faisant cet exercice que j’ai découvert deux choses. La première me permettant d’expliquer la deuxième :
- Sérendipité: “La sérendipité est le fait de réaliser une découverte scientifique ou une invention technique de façon inattendue à la suite d'un concours de circonstances fortuit et très souvent dans le cadre d'une recherche concernant un autre sujet.” (Wikipédia)
- En présentant mes gribouillage lettrés et en jouant à “qui voit quoi” je me suis aperçu qu’un mot “main cassé” peut en cacher un autre. C’est ici que j’ai commencé à croiser des lettres. Un T peut très bien devenir un L traversé par une tache étirée, un M devient un B un peut trop couché … Les défauts et les taches deviennent des variantes sur lesquelles se pose tout le sens des mots croisés. Je provoque la sérendipité. De plus le graphisme n’est pas choisi pour le plaisir d’une forme plus qu’une autre, il s’impose par lui même car c’est en un point qu’il est possible, c’est ce point de rencontre qui permet d’offrir une double lecture (les variations sont toujours possibles mais je suis certain que vous voyez ce que je dis). Le graphisme s’impose par nécessité de rencontre. C'est comme ça que j'ai trouvé les "intersections".




Le tout reposant sur une sémantique parfois composée d’antonymes qui rendra l’ambiguïté plus déstabilisante, également sur des mots parents comme pour décupler la puissance du sens ou aussi  établir de nouvelles connections avec des mots qui n’en ont pas, au premier abord.


La création d’ “intersections” m’a permis cette réflexion (et c’est là que je vais finir).
Le langage est touché par l’impermanence, pourtant nous sommes contraints d’essayer de figer des définitions des mots pour pouvoir en parler et en prendre conscience.
Le langage tel que nous le pratiquons en tant que langue maternelle dans notre société (je n’ai pas de vision universelle) est une sorte de convention collective qui vise à fixer une définition précise pour un mot. De façon à pouvoir comprendre ce que l’autre a vu, compris, ressenti…
La définition d’un mot est de ce fait collective mais rien ne nous empêche d’avoir des définitions personnelles ou de ressentir un mot avec des nuances, à notre insu.
Les caractères qui constituent notre alphabet sont distincts pour faciliter le décryptage des mots et donc du sens. Mais malgré tout il y a toujours une marge d’interprétation et c’est cette marge que je souhaite décupler pour ne pas rester figé ou enfermé dans un sens collectif.


A ceux qui disent que l’Art ne sert à rien : “Alors, il est inutile de parler”.









dimanche 21 février 2016

A quoi sert l'Art ?

Aujourd’hui MA définition de l’art serait :
“ L’art est un outil de langage servant d’allégorie pour combler les faiblesses et impasses de nos langues maternelles. C’est un outil infini qui est toutefois dépendant de l’intention et de l’énergie de son utilisateur”, mais ce n’est pas exactement ce que je souhaite approfondir aujourd’hui.


A quoi sert l’art* ?
Je pense que l’art sert de différentes manières** à deux catégories de personnes,
l’émetteur (créateur) / récepteur (spectateur).


1.Pour l’émetteur, l’art sert à:

  • Créer...


  • Communiquer...
  • Communiquer dans l'anonymat.
  • Communiquer sans attendre de réponse.
  • Communiquer à plusieurs et/ou pour quelqu’un et/ou quelque chose d’autre.

  • Utiliser, créer, décliner, développer des langages et des codes***, + ou - intelligibles.
  • Utiliser, créer, décliner, développer des courants de pensée.
  • Utiliser, créer, décliner, développer de nouvelles technologies (au sens large).
  • Utiliser, créer, décliner, développer des nouvelles sciences (au sens large).
  • Utiliser, créer, décliner, développer la culture et l’histoire d’une civilisation.
  • Poser des questions de tout ordre...
  • Répondre à des questions de tout ordre...
  • Supposer - Affirmer - Proposer - Refuser - Défier - Combattre - Diviser - Unir - Prévenir...
  • Construire - Détruire - Réanimer - Rénover - Transformer - Protéger - Déguiser...

  • Evacuer - Ressentir toutes les émotions imaginables…
  • Provoquer - Stimuler toutes les émotions imaginables (à titre d’exemple, l'ennui, la gêne ou le dégoût peuvent être intentionnellement utilisés pour servir un propos positif ou une plus grande cause)...
  • Repousser toutes formes de limites (éthiques/culturelles/sociales/politiques/philosophiques/religieuses/physiques) et prendre des risques .


  • Enrichir sa personne/le monde/les personnes/les choses avec lesquelles on vit.
  • Nourrir l’orgueil par démonstration de force physique/intellectuelle et peut-être s’immortaliser.
  • Affirmer une appartenance (éthique/culturelle/sociale/politique/philosophique/religieuse).
  • Marquer son époque, laisser une trace moins éphémère que notre vie.

  • Changer sa condition d’être vivant.
  • Se divertir, divertir les autres (on peut ranger la masturbation ici également).
  • ”Faire beau”.
  • “A rien” !



2.Pour le récepteur****, l’art sert à:

Toutes les choses écrites ci dessus (+ une dimension économique comme placement d’argent) car si l’artiste accouche d’une oeuvre, c’est bel et bien son public qui va la faire (l’oeuvre) vivre et lui accorder une place voire même une légitimité dans notre société.
Si l’artiste a la paternité de sa création, rien ne vous empêche cependant d’utiliser et de révéler le pouvoir d’une oeuvre.

Au-delà de l’objet-oeuvre appartenant à l’artiste ou à son acquéreur financier ; la connaissance d’une oeuvre, la compréhension de son idée, la valeur de son information et la capacité d’en faire usage SONT LIBRES D’UTILISATION.

Et je vais finir sur cette phrase, si l’on doit choisir entre le nom de l’artiste ou son idée … immortalisez l’idée.





* Je n’essaye pas de donner une définition universelle de ce qu’est l’Art, j’essaye de lister les possibilités qu’il offre. Donc, je ne prends pas de position ferme liée aux interprétations et/ou appréciations. En aucun cas tous ces critères ne sont une vérité absolue.

** J’ai essayé de lister tout ce qui me vient à l’esprit sans jugement de valeur. Je ne me suis pas chargé de déterminer ce qui est bon ou mauvais. Je vois plutôt là les différentes utilisations d’un même outil. Certaines notions comme “l’enrichissement” restent volontairement ouvertes.


*** Ethiques/culturels/sociaux/politiques/philosophiques/religieux/physiques.

**** Je n’essaye pas de voir depuis les yeux du récepteur. J’essaye seulement de voir ce qu’il peut en faire en tant que consommateur qu’il soit acheteur/collectionneur ou simple spectateur.


PS : Faire vivre un artiste ce n’est pas seulement acheter son art pour qu’il paye ses factures, c’est l’aider à se questionner, lui donner des réponses, véhiculer ses idées.  

vendredi 15 janvier 2016

Satire puérile

Cette idée occupait le coin d'une feuille. Je n'ai pas pu me retenir de "l'exploiter" bien que je la trouve pathétique tant elle ne propose rien de réellement nouveau. J'ai l'impression de donner un coup de pied dans une plinthe après m'être fait passer un injuste savon dans le bureau du proviseur.


jeudi 31 décembre 2015

Bonne année 2016


2015 fut bouleversante. J'ai connu le meilleur et j'ai eu un bref aperçu du pire. Je me souviendrai de ce raz de marré d'émotions en regardant au plus loin mais aussi au plus près.

"Le monde n'est pas rose mais il y a bien des choses à faire avec tout ce noir".

Vous avez tous mes voeux d'optimisme pour 2016.